Gazette N°4 par JC Thomas PDF Imprimable
23-02-2011

En ce debut d'année, je tiens à porter à votre attention trois interventions de la CFTC Lorraine – parmi tant d’autres – qui illustrent combien la CFTC Lorraine est présente sur le fronton lorrain - quoi qu’en dise ses détracteurs – de par son efficience et sa pugnacité.

Ces trois domaines concernent le Budget primitif 2011 de la région lorraine, la rencontre avec l’Union Professionnelle des Artisans et enfin les Ateliers « Lorraine 2020 ».

 

Pour ce qui est du budget primitif 2011 de la Région Lorraine, il convient de rappeler une hausse des recettes réelles de 3,7% à 1009,8 M€ (973,4 M€ en 2010), une hausse des recettes de fonctionnement de 4,61 % à 816,82 M€ (780,75 M€ en 2010) et une baisse des recettes d’investissement de 1,73% à 205 M€ (208, 67 M€ en 2010).
Les dépenses du budget primitif 2011 se montent quant à elles à 1 021, 87 M€. Si l’on compare ce montant au Budget Primitif 2010, on constate une hausse du budget de 3,3% due à une hausse des dépenses de fonctionnement de 6% et une baisse des dépenses d’investissement de 2,1%.


Ceci pour rappeler quelques données chiffrées du budget régional. Mais là où la CFTC Lorraine est intervenue dans le cadre de ce document budgétaire, c’est pour fustiger l’attitude du président du Conseil Régional – Jean Pierre MASSERET – à tirer à boulets rouges sur le Luxembourg dans le cadre de son document politique accompagnant le budget régional. Voici in extenso l’intervention que j’ai faite au nom de la délégation CFTC dans le cadre de la séance plénière du CESEL (Conseil Economique Social et Environnemental de Lorraine) et auquel assistait Jean Pierre MASSERET : « Monsieur le Président  du Conseil Régional de Lorraine, à la lecture du Budget Primitif 2011, au-delà de la forme et de l’amélioration de la lisibilité des documents qui sont soumis à notre avis, je souhaite vous interpeller sur la future présidence lorraine de la Grande Région au 24 janvier 2011 – opportunité à saisir -. Outre que ce mandat passe de dix huit à vingt quatre mois, la Lorraine se doit de présenter un message collectif lorrain à l’ensemble de nos partenaires de la Grande Région (sarrois, rhénans-palatins, belges germanophones, luxembourgeois). Il faut donc prendre un virage à 180° eu égard à la présidence lorraine de 2004 qui fut marqué par un fort attentisme de votre part et l’absence de projets porteurs et ambitieux mais présenter tout au contraire un projet fort et structurant et surtout se rappeler que le Luxembourg est, reste et restera un partenaire privilégié et qu’il ne faut pas « taper » sans cesse sur notre voisin mais plutôt être plus circonspect et moins subjectif quant à sa contribution à faire travailler les Lorraines et les Lorrains (75 000 travailleurs concernés quotidiennement). En outre, pour revenir au Budget Primitif 2011, l’enveloppe de 700 000 euros réservée au fonctionnement de l’institution grande région semble bien insuffisante eu égard à des projets structurants européens à venir et susceptibles de galvaniser nos partenaires. Monsieur le Président, la CFTC Lorraine vous demande de revoir votre copie !!! » 
A notre grande satisfaction, le Président MASSERET a répondu à notre intervention en rappelant qu’il ne pouvait « revoir sa copie » étant entendu qu’elle n’était pas encore rédigée (sic !) Cependant, il a reconnu qu’il fallait travailler enfin en convergence avec le Luxembourg mais aussi avec les autres partenaires et que la Lorraine avait une réelle opportunité à saisir lors de cette présidence de la grande région.


La rencontre avec l’UPA Lorraine en date du 14 février 2011 a eu pour mérite de clarifier la position de cette structure patronale par rapport aux conditions de travail de ses salariés.
Le responsable régional Dominique SIMON nous a expliqué que l’objectif de l’UPA serait une présence plus active et qu’il conviendrait donc d’avancer sur le dialogue social. Il nous a également affirmé que dans toutes les actions menées par l’UPA, les organisations
syndicales étaient toujours invitées à donner leur position. L’UPA défend donc les structures artisanales.


La CFTC Lorraine a fait remarquer que notre Confédération était très proche de l’UPA mais a déploré le manque d’engagement de l’UPA Lorraine dans les structures telles que la CLIP, la COPIRE ou encore l’ARACT.
Après ce tour de table, l’UPA  a présenté un projet (CPRIA : Commission Paritaire Interprofessionnelle de l’Artisanat) qui pourrait se décliner ainsi :
- être un lieu d’échange et de dialogue mais pas de négociation, sauf pour les branches en carence
- pas de personnalité juridique
- seulement les organisations signataires
- ne siégeraient pas les métiers qui ne relèvent pas de l’accord
- la présidence et le secrétariat seraient assurés par l’UPA Lorraine.

Les objectifs de ce projet seraient de promouvoir et favoriser l’accès à emploi, de faire bénéficier de la garantie multi entreprises et enfin conseiller les entreprises concernant l’application des droits conventionnels.


D’autres points pourront être ajoutés par la suite mais cela se fera de façon collégiale.
La préférence de l’UPA irait à une structure de 10 membres.
 Mais la CFTC Lorraine a contesté un point de ce projet : « cette répartition pourra évoluer lorsque les nouvelles règles de représentativité des organisations syndicales s’appliqueront au niveau interprofessionnel ».


Nous avons rappelé que cette future CPRIA n’ayant pas de pouvoir décisionnaire, il n’y avait pas lieu d’y faire figurer cette clause afin que chaque structure syndicale régionale puisse apporter ses aspirations pour tous les salariés. Enfin l’UPA étant dans la même charrette que nous au niveau de la loi sur la représentativité, il ne faudrait pas donner aux organisations syndicales CGT et CFDT les moyens de leurs ambitions…
Dominique SIMON a répondu qu’il ferait remonter ce point au niveau national.

Le troisième point concerne les ateliers « LORRAINE 2020 » où comment valoriser les atouts de la Lorraine, comment transformer ses handicaps et comment faire travailler ensemble des acteurs et des territoires !!
La CFTC Lorraine a rappelé la capacité de travailler des lorrains (rigueur, volonté, culture du travail), la position géo politique de la Lorraine et l’exception frontalière, la formation universitaire d’excellence…
Mais aussi elle a rappelé qu’un jeune sur cinq sort du milieu scolaire chaque année sans repère défini, l’importance de la formation professionnelle au premier emploi ou en continu, une démographie étale car on ne garde pas les jeunes lorrains après l’achèvement de leurs études faute de logement suffisant, de rémunération correcte et de moyens de transport insuffisamment adaptés selon les bassins d’emplois.
Enfin, il faut une réelle gouvernance en Lorraine entre collectivités territoriales, conseils généraux, communautés d’agglomérations, de pays qui doivent s’appuyer sur des convergences et pas forcément sur un consensus pour avancer ensemble sur notre territoire.
La Lorraine ne pourra relever la tête qu’en transformant son industrie (nouveaux produits, pôle fibres, automobile, aéronautique…), mettre les villes en réseaux, faciliter l’inter modalité dans les transports (ferroviaire, routier), assurer une meilleure gestion des flux et tracer un destin commun pour les frontaliers.
Au-delà de ces trois rencontres, la CFTC Lorraine  montre bien sa présence sur l’échiquier syndical lorrain et reste toujours proche des aspirations des Lorraines et des Lorrains. Les derniers résultats d’élections professionnelles confirment cette tendance.
  
     

Dernière mise à jour : ( 27-04-2011 )
 
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